Cher monde du parfum

Beaucoup de temps s’est écoulé depuis mon dernier article. C’est en partie parce que ma plume s’est déportée sur l’excellent support physique qu’est NEZ que ces lieux ont été désertés. Tout cela s’est inscrit dans un mouvement naturel d’évolution et de transformation qui était nécessaire pour que, d’une certaine façon, la vie continue.

Et justement, en parlant d’évolution et de transformation, je suis aujourd’hui arrivée à cette étape de ma vie où j’ai suffisamment grandi pour avoir moins peur de l’inconnu et de l’incertain. J’ai longtemps cherché ma place chez toi, cher monde du parfum. J’ai voulu te plaire, te convaincre, t’apporter ma naïveté et mon enthousiasme. Je crois que j’y suis parvenue,  en partie. Accompagnée de mes acolytes qui se reconnaîtrons, nous avons tenté de faire bouger un peu les lignes, pour apporter de la fraîcheur, de la créativité et je l’espère, de la beauté.

Mais voilà, il est l’heure pour moi de courir vers ma correspondance. J’ai changé de quai, mon train arrive. Je suis nostalgique, j’ai la gorge serrée et les larmes qui montent. Je te regarde de là où je suis et je me dis que peut-être, je reviendrais te voir. Mais aujourd’hui je pars.

Le Nez Bavard fermera ses portes dans quelques mois, ainsi que les différents supports que vous connaissez sous ce nom. Avant de partir, je veux remercier chaleureusement toutes les personnes qui sont entrées dans ma vie grâce au parfum et dont certaines vont y rester.

Patrice, Alexis, Thomas, merci à vous tout particulièrement pour nos grands débats animés et passionnés sur la raison d’être de telle ou telle reformulation de Mitsouko, sur la légitimité de récompenser une ou dix version de Baiser Volé, sur la clarté du propos d’Une Amourette…

Puis, dans un ordre totalement désordonné et non calculé, merci à Jeanne, Dominique, Yohan, Clara, Sarah, Roberto, Hugo, Thierry, Géraldine, Thierry encore, Julien, merci à NSF,  aux MPS, ainsi que tous ceux qui ont croisé mon chemin plus ou moins fréquemment durant ces plus de 10 ans.

Je vous embrasse,

Juliette

Un commentaire

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *