Douceurs de saison : Les cinq favoris de l’automne

Le mois de septembre est définitivement terminé. La saison des arbres qui rougissent, des feuilles qui tombent et qui croustillent sous vos pieds lorsque vous marchez, est bien arrivée. L’automne, par son caractère de saison intermédiaire dans nos régions tempérées, semble accompagner le corps et l’esprit pour se préparer aux frimas de l’hiver. Il nous invite en douceur à reprendre un rythme un peu plus classique et casanier que celui de l’été : on passe moins de temps dehors, on retrouve le plaisir des intérieurs, des goûters pris bien au chaud, on se couche un peu plus tôt, et d’une certaine façon, on se replie un peu sur soi.

J’aime l’automne pour le goût nostalgique que son vent laisse dans mes cheveux, pour sa lumière chaude chargée de couleurs aux tons souples et changeants et pour son air frais gorgé d’odeurs sublimes de nature en transformation. Plus que toutes les autres, la saison de l’automne est pour moi une saison propice à l’introspection et au calme. Car malgré l’agitation que peut représenter la rentrée ou la reprise d’une activité, l’automne, étant le synonyme d’une transformation vers l’état plus statique de l’hiver, suggère que l’on s’arrête pour observer, pour regarder le changement qui s’opère autour de nous.

Pour aller avec cette humeur, on s’habille différemment, on sort les fameux manteaux de demi-saison, et on s’enveloppe d’effluves un peu brumeux, un peu mystérieux. Voici, ci-dessous, mes cinq favoris de l’automne.

Vanille, de Réminiscence : Sortie début septembre, j’ai découvert le nouveau-né du bijoutier en rentrant du Canada, dans la parfumerie à côté de chez moi. L’aura fleurie / solaire / ronde de cette vanille m’a immédiatement séduite, et a fait office toute la fin septembre de parfum “d’au revoir à l’été”. Son départ “chair de fruit” (osmanthus) se poursuit rapidement sur un cœur floral et solaire qui n’est pas sans rappeler l’ylang-ylang. Son évolution part vers une note ronde, charnue mais très lumineuse et toute en dentelles, grâce à l’utilisation d’absolus de vanille CO² (Vanillia Planifolia et Vanillia Thaitensis). L’impression globale rappelle très nettement Cuir Beluga de Guerlain (comme le mentionne Méchant Loup dans son article), dans une vision plus décontractée mais non moins noble car très matière et très texturée. Plus proche d’une sorte de satin de peau, elle s’adapte donc bien au début de la saison fraîche mais pas encore froide. Fabrice Pellegrin explore une fois de plus la vanille, après l’Eau Duelle de Diptyque, dans un registre plus naturaliste.

Volutes, de Diptyque : On nous a dit qu’il manquait un oriental à la palette de la maison, de la si belle maison Diptyque. Volutes est ainsi venu combler ce vide et nous propose d’explorer un nouveau terrain de voyages : le tabac. C’est Fabrice Pellegrin qui se colle à nouveau à l’exercice et propose un oriental intériorisé, complexe, presque intellectuel. La dimension sensuelle des notes de benjoin, d’oppoponax et de miel est bien présente, mais n’est pas mise au premier plan. On retiendra surtout un caractère iris, dont la personnalité froide fait le contrepoids des notes baumées, et une texture confiturée, un peu goudronnée, apportée par le tabac, le miel et l’immortelle : chacune de ces matières entre en résonance avec l’autre, par le biais de leur facettes communes. J’aime pour ma part son charme ronronnant et discret, et sa sensualité qui donne l’air de ne pas y toucher. Un parfum de voyages et d’images (très Diptyque donc) qui s’accorde parfaitement bien avec les après-midis de lecture de la fin de semaine.

Jubilation 25, d’Amouage : Celui-là n’est pas une nouveauté, mais c’est en revanche l’un de mes plus gros coups de cœur de cet automne. Si vous aimez les chypres fruités du type Femme de Rochas ou Mitsouko de Guerlain, il y a de grandes chances que Jubilation 25 vous séduise. C’est bien ce qui s’est passé avec moi. Je voue depuis longtemps une admiration sans bornes aux chypres (style classique) et leur sensualité mystérieuse, dévoilée tout en subtilité et en finesse (vous pourrez retrouver mes considérations sur la sensualité des chypres dans cet article sur Azzaro Couture 1975), mais paradoxalement je les porte assez peu. Dans le cas présent, l’attractivité extraordinaire de Jubilation 25 s’est abattue sur moi de tout son poids et de toute sa force. Me happant toute entière dans son aura troublante, me charmant avec ses voiles épicés de cumin et m’amadouant au détour de ses couloirs de davana (une note fruitée liquoreuse), d’encens et de vétiver, je n’ai pas eu d’autre choix que d’en tomber amoureuse. Complétant le style avec un patchouli et une belle rose confiturée et baumée par le labdanum, l’ambre et la myrrhe, ce chypre est un des monstres magnifiques du genre, qu’Amouage a réussi à produire, avec tout le faste et l’excès de luxure dont est capable cette marque. Jubilation 25, c’est l’incomparable sensation d’habillement, de fourrure et de protection qu’offre la classe et la personnalité de ce type de fragrance.

Fumerie Turque, Serge Lutens : Autant vous le dire tout de suite, il s’agit de mon deuxième plus gros coup de cœur de la saison. J’ai connu ce parfum dans le cou d’une amie il y a plus d’un an. Séduite par sa douceur et son aspect “vêtement de peau”, je n’avais pourtant pas réussi à le comprendre dans les premiers temps. Le mois d’octobre de cette année me l’a révélé dans toute sa beauté. Entrant dans la collection des “Somptueux” de la marque, on s’imagine en effet parfaitement dans le cadre exceptionnel et exotique du sérail d’un palais ottoman. Dans Fumerie Turque, on fume un tabac aussi doux que du miel, et on laisse fondre sur la peau des cires parfumées à la rose et au jasmin. On s’enroule dans des étoles souples, imprégnées des notes enchanteresses du patchouli, puis on s’allonge sur des coussins de cuir aux effluves fumés. Sur ma peau, le patchouli a tendance à ressortir assez nettement, mais il se fait si souple et si doux grâce à une épaisse couverture de tabac blond, de cire d’abeille et de cuir, qu’il en devient presque poudré. Fumerie Turque est un parfum idéal par temps de grand vent ou par temps de pluie. Sa douceur lascive qui semble s’étirer éternellement sur la peau, procure une impression d’étoffe luxueuse et infiniment séduisante.

Tonka Impériale, Guerlain : L’annonciateur de l’hiver. Peut-être le meilleur rempart d’auto-défense contre la bise cinglante. Tonka Impériale de Guerlain est un brouillard poudreux de notes coumarinées, amandées, poudrées et légèrement grillées. Sortie en 2010 dans la collection de l’Art et la Matière, il rend hommage à la fève tonka, mais ne glisse heureusement pas sur la piste trop évidente de l’oriental vanillé opulent. Il offre au contraire une sensation légèrement fraîche et camphrée de romarin (je sens aussi de la lavande) au départ, avant de poursuivre sur un cœur de notes tabaccées et amandées. La rondeur de ses notes s’appuie sur celles, un peu plus anguleuses, des bois secs comme le cèdre et des bois ambrés. J’apprécie surtout ce parfum pour sa rondeur sèche, qui se dépose parfaitement dans un col de manteau ou dans une écharpe et que vous avez plaisir à retrouver lorsque que vous repassez votre vêtement avant de sortir dehors. Une belle signature très Guerlain et résolument moderne accompagne ce parfum réalisé par Thierry Wasser.

 

On retiendra de ces favoris que l’automne s’associe bien pour moi aux notes tabaccées, aux notes douces et fondantes, mais s’accommode aussi de quelques senteurs royales comme celles d’un beau chypre. Elles laisseront place probablement cet hiver à des parfums aux volumes plus conséquents et à la chaleur plus rougeoyante.

Et vous, que portez-vous cet automne ?

24 commentaires

  1. Je retrouve deux parfums anciens, très aimés mais un peu délaissés en été (pour le peu d’été qui nous a été accordé) avec un bonheur incroyable: Arpège Vintage (oui, la rime m’amuse toujours) et Ma Griffe de Carven (en vintage également), un chypre car effectivement, il y a de réelles affinités entre le chypre et l’automne en termes de notes mais aussi d’esprit, leur élégance rejoignant pour moi celle de la rentrée ou les revues doublent de volume pour présenter les nouvelles collections et ou j’ai toujours envie de choses un peu plus habillées en laissant derrière moi la cool-attitude de l’été.

    1. Merci Dau pour ton commentaire !
      J’avoue que je connais assez mal Ma Griffe en version vintage (je le connais assez mal tout court en fait), mais Arpège me semble lui aussi convenir à l’automne par sa complexité ondoyante et son aura jaune doré… Malheureusement, je n’en ai pas encore sous la main une version vintage (mais ça ne saurait tarder 😉 ).
      A la fin de l’été, j’ai eu du mal à abandonner mon short dans son tiroir… Mais aujourd’hui je suis vraiment heureuse d’avoir ressorti mes jeans, mes bottes et mes manteaux finalement.

  2. Hello,

    Ce soir je porte Ofrésia, le temps est maussade mais relativement doux pour la saison. Je porte aussi FloraBotanica, Après l’Ondée ( ici la saison des cèpes bat son plein il y a eu alternance de soleil et de pluie donc très propice aux champignons ! ), Olène. Quand l’automne va devenir plus froid, je porterai Coco Noir et 24, Faubourg. La saison ne compte pas vraiment pour moi, c’est selon l’inspiration du moment que je me parfume. J’ai Bois Farine aussi, alors je le porterai très certainement comme je l’ai parfois porté cet été malgré une chaleur accablante. J’ai envie de porter Spicebomb ou Terre d’Hermès, deux parfums que j’aime vraiment.
    Voilà pour l’humeur du soir !

  3. L’automne est pour moi l’occasion de changer souvent de registre dans les parfums.
    Un peu frais mais sec, je porte Tocade ou Le Feu de Miyake, qui pour moi s’associent à la couleur rousse des feuilles sous le soleil d’automne.
    En cas de pluies, je m’imprègne d’iris (les deux Bois d’Iris, par exemple, ou le Midnight in Paris de van Cleef & Arpels que je pique au rayon homme)
    D’autres jours, ce sera l’infusion de tubéreuse de Prada, qui a toujours un effet rassurant sur moi.
    Et le soir, c’est souvent l’Heure Bleue.

    Curieusement, en plein hiver, et particulièrement lorsqu’il fera très froid ou s’il y a de la neige, je délaisserai les épicés et les opulents pour des parfums plus légers, des mélanges d’agrumes piquants et de bois secs comme l’Eau indigo pour homme de Kenzo ou De Bachmakov (de The Different Company).

  4. Pour contrer la baisse de luminosité, mon corps a envie de radiance : habit rouge, 31 rue cambon, (pamplelune, a scent de theo fennel, osmanthus de the different company…)
    Ou de parfums puissants, pour booster sa force de vie en repoussant la morosité et les miasmes : fracas, samsara.

    Si mon manteau doit s’imprégner d’un seul parfum, je crois que bois des îles est tout désigné. Comme ça je pourrais alterner avec Safran troublant sans faire de couac.

  5. L’automne la saison des chypres, cette annee moi aussi je porte Jubilation 25 que j’ai en extrait, un parfum merveilleux qui rappelle les plus grands chypres de la parfumeri; Femme de Rochas, Mitsouko et Diorella. Je porte egalement Tabac Blond de Caron mais attention l’extrait vintage, une tuerie! Quelle difference entre l’ancien et l’actuelle version, en complexite, eclat et longevite.
    Puisqu’il faut bien une nouveaute dans le lot (sinon on passe une personne qui boude la parfumerie actuelle, ce que je fais de toutes facons), Une Voix Noire de Serge Lutens bien sur 😉

  6. Je serais probablement incapable de n’en nommer que cinq tant je suis dans un mode découverte, mais j’ai des tendances pour l’automne. Cette saison qui est ma préférée, titre un peu disputé par le printemps signe de renouveau, me pousse vers les cuirés (Daim blond; Cuir de Lancôme, Cuir d’oranger, Cuir de Russie, entre autre); les boisés (la liste serait trop longue ici tant j’en découvre de beaux et de caressants); quelques ambrés si la note de sucre reste en sourdine et aussi de beaux chyprés, les vintages ici essentiellement qui se prolongeront à l’hiver qui verra ressortir aussi les verts,les floraux capiteux (relativement tout de même, mon nez est délicat), peut-être quelques fuités pied-de-nez au froid.

  7. J’ai oublié les aldéhydes, comment aie-je pu. Eux-aussi font office de transition, mais ici plus automne/hiver que eté/automne. C’est très personnel comme distinction, évidemment.

  8. C’est effectivement une bonne question, le changement de saison incite bien à changer de parfum ! ici en Alsace, l’été indien a hélas été court car il y en a toujours un, magnifique. Du coup, il fait déjà bien frisquet, moment d’abandonner les belles choses comme les eaux de cologne.
    Je retourne à des classiques. Habit rouge de Guerlain, bien sûr, immanquable, que ce soit en EdT ou en extrait de parfum, pour les grands moments. Il y a aussi Derby et Mistouko, qui rajoutent tous les deux une belle odeur joyeuse et légèrement fruitée, notamment le second.
    Et surtout, il y a un récent achat il y a peu, que j’avais prévu pour cette saison : Vétiver tonka d’Hermès. L’alliance vétiver et noisette-fève m’enchante, il est l’illustration olfactive idéale pour m’accompagner en ces journées tantôt maussades, tantôt ensoleillées et tièdes comme on peut encore en avoir. Vous évoquez Tonka impériale, je n’ai jamais senti mais cela a l’air parfait aussi !

  9. Bonsoir Poivre bleu,

    Très belle sélection automnale de parfums, et bel article sur l’automne.
    Moi, je porte encore un parfum d’été, Séville à l’aube de l’Artisan Parfumeur, qui convient bien à l’automne je trouve, car il ne fait pas encore trop froid, et il est chaleureux et optimiste, ce parfum.
    Par contre pour cet hiver, il me faudra un parfum doudou et réconfortant, plus capiteux : je pense à Ambre sultan de Serge Lutens, l’Ombre fauve de PG, Féminité du bois dont il me reste un vieux fond de flacon, Cuir mauresque, Vanille tonka de Patricia de Nicolai, Volutes de Dyptique, l’Ambre des merveilles d’Hermès.
    Vous m’avez donné des idées supplémentaires avec votre sélection, en effet je ne connais pas Tonka impériale, ni Jubilation 25, mais je n’aime pas les chyprés de toute façon.
    Par contre, je me retrouve complètement dans le reste de votre sélection, car j’adore les ambrés vanillés.
    Belle fin d’automne à vous.

  10. Chère Poivre Bleu,

    Je ne résiste pas au plaisir de te narguer : cet automne, je me vautre dans Jubilation 25 avec volupté. Incroyable chypre, que je vois comme une version totalement exhubérante de Mitsouko. Il en a le fruit et la sensualité mais s’affirme par ses notes plus orientales, boisées et épicées. Je l’adore littéralement et je crois bien que je le préfère désormais à son aîné plus mesuré.
    Je me délecte également de Bijou Romantique d’Etat Libre d’orange, qui est aussi un classique, à sa façon.
    Je retrouve Bois des iles pour les journées ensoleillées, Habanita avec un bonheur total (quelle beauté quand il n’est pas surdosé !) ainsi qu’Ambre Sultan et Muscs Koublaï Kahn. Je ne vais pas tarder, je pense, à replonger dans Cèdre….
    Bref en automne pour moi les fleurs s’éloignent et laissent la place aux senteurs de saison : boisées, ambrées, vanillées, musquées… très classique en somme 🙂

    1. Ah ah Géraldine, comme tu as bien raison ! Je fais bien de même, crois-moi, même si pour le moment ce n’est qu’avec des échantillons… Mais ce parfum a frappé mon coeur comme rarement certains savent le faire… Alors une bouteille viendra probablement s’ajouter à ma collection dans quelques temps…
      Bijou Romantique me faisait de l’oeil aussi pour cette sélection, mais je ne l’avais pas assez porté pour avoir un avis suffisamment éclairé sur la question.
      J’ai de voir arriver l’hiver à vrai dire, pour me laisser totalement aller à des senteurs plus baumées, plus liquoreuses et voluptueuses… 🙂

  11. Je confirme que Jubilation 25, d’Amouage est magnifique, du moins sur touche. Donc choix un très éclairé de ta part Poivre bleu, il faudra maintenant le tester sur peau.
    Et moi les chyprés, je les porte sans difficulté ou une particule d’hésitation. En fait, je ne me demande pas si c’est pour moi ou pas, si je peux, etc. Si j’aime, je porte, pas plus compliqué

  12. Désolée, le message est parti trop vite.
    Je reprends: un choix très éclairé de ta part, Poivre bleu. Il faudra maintenant le tester sur peau…
    Et moi les chyprés, je les porte sans difficulté ou sans une particule d’hésitation. Si une fragrance me plaît, je la porte, tout simpliment. J’ai déjà eu une approche plus compliquée, mais maintenant je me fais plaisir d’abord.
    Jusqu’à présent, je ne crois pas avoir commis une faute majeure de goût.

  13. Bonjour,
    J’ai 46 ans, j’étais une inconditionnelle de knowing pendant plus de 20 ans, mais je trouve qu’il a changé, tourné, difficile à expliquer, ces derniers temps j’ai eu l’impression de ne plus acheter la même magie la même évasion qu’avant.
    J’essaye de retrouver ce plaisir, en testant d’autres fragances, ah, si le 10 de Balenciaga pouvait encore exister … Je ne le quitterai plus.
    En attendant de retrouver cette sensation d’être unique en achetant mon parfum, je me suis “rabattue” sur first de van cleef, très bien mais ce n’est pas “moi”.
    Auriez vous quelques idées qui me rapprocheraient du knowing d’antan ou du dix de balenciaga ?
    D’avance merci.
    Nosaena.

  14. Bonsoir Nosaena,

    Vous pouvez retrouver Le Dix de Balenciaga sur des sites de ventes en ligne comme Ebay, j’en vois proposer assez régulièrement. Pour l’équivalent de Knowing cependant, je ne sais pas et vous laisse entre les mains expertes de notre blogeuse.

    Hermeline

  15. Bonjour
    Merci de me répondre,
    Allez je me lance, une autre question : j’habite en languedoc roussillon, où trouver une VRAIE parfumerie, en dehors des enseignes classiques que l’on connaît.
    J’adorerais trouver un endroit où l’on trouve quelques parfums cités sur votre site, que pour ma part je n’ai jamais vu en rayon de chez M….. , S………… et autres.
    Merci de prendre le temps de me lire, et de me répondre aussi.
    A bientôt.
    Nosaena.

    1. Bonjour Nosaena,

      Je ne connais pas très bien Knowing, mais dans mon souvenir, il s’agit d’un opéra de fleurs blanches au fond chypré… Alors je vous suggérerai de vous tourner vers Sisley pourquoi pas, avec l’Eau du Soir ou Soir de Lune. Autrement Yvresse d’Yves Saint Laurent (même s’il est aussi assez fruité) pourra peut-être vous plaire, et je terminerai par 5th Avenue d’Elisabeth Arden.
      Concernant la recherche d’une parfumerie qui proposerai des parfums plus confidentiels, je vous avoue que je ne connais absolument pas la région du Languedoc-Roussillon, par conséquent, je ne pourrais pas vous être d’une grande aide. Je pense que le plus simple est de vous rendre sur le site de la marque dont vous souhaitez découvrir les parfums, et de regarder la liste des points de vente.

  16. Bonjour,
    Merci pour ces précieux conseils, c’est vrai que l’on m’ a déjà conseillé l’eau du soir, mais je n’ai jamais sauté le pas.
    Je vais tenter cette piste là.
    Merci beaucoup.
    Nosaena.

  17. AHAH, toujours à la ramasse, je poste avec un mois de retard. Cet automne et cet hiver, c’est et ce sera pour moi :
    -Shalimar Ode à la vanille : très fin et poudré, manque un peu de tenue et de sillage, je mets la dose.
    -Mitsouko : Comme chaque Automne, je ne me pose plus la question, c’est pour moi une évidence.
    -Le Tabac Blond (extrait années 45-50) : Riche, amer, âcre, oriental, fumé, corsé. Une bombe. Mon cuir préféré, qui pulvérise de loin le Chanel qui sent la savonnette boisée sur moi.
    -Le Narcisse Noir (actuel et vintage années 80). La version originale est un floral riche sombre et animalisé à souhait. Sur moi, civette à fond, c’en est même étourdissant, dérangeant. La version actuelle est une fleur d’oranger avec un fond santal-musc, très différent, mais je l’aime à la folie.
    -La Treizième Heure. L’odeur d’un feu de cheminée, des longues nuits d’hiver à la campagne. Chaud et froid à la fois.
    Et il y a aussi Cuir de Lancôme, Coromandel, Scandal…..

    1. Bonsoir Newyorker, moi aussi je suis souvent à la ramasse, alors ce n’est pas tellement un problème ! Je me rends compte en lisant votre sélection, que je n’ai pas creusé du côté des Caron qui seraient pourtant bien adaptés à la saison… Peut-être pour une prochaine série de favoris !

  18. Oh oui Juliette, essayez les Caron ! Ce sont des parfums riches et fiévreux. Pour l’hiver, (selon moi hein) : Nuit de Noël, Le Tabac Blond, Poivre, Le Narcisse Noir, Yatagan, Pour un Homme, En Avion, Farnesiana, Alpona…Si vous pouvez, essayez les dans leur version d’origine, je ne vous apprends rien. (Mes Bellodgia, Nuit de Noël, Narcisse noir et Tabac Blond vintage sont beaux à en devenir fou). Ceci m’amène à une question. J’ai emmené des amis Samedi à une conférence classique à l’Osmothèque. J’ai demandé à sentir Le Tabac Blond pour le comparer à ma version….Et bien leur Tabac Blond je peux vous assurer que c’est la version actuelle, reformulée. (D’ailleurs mes amis l’ont trouvé très caramélisé, ce qu’il est actuellement) Alors là je ne comprends plus rien. Est-ce possible ? D’ailleurs j’ai tenté de lancer la question des reformulations….Que n’avais je pas fait…SUJET TABOU…à l’Osmothèque !

    1. Ah bon ? Roh la la, j’avoue que je ne suis pas assidue à l’Osmothèque… Trop loin de chez moi, et puis la sensation que cette place a tout de même beeeeaaaaaaucoup de mal à se renouveler. Par concernant les reformulations, je pense simplement que tant que le produit existe et est toujours vendu, ils font sentir à l’assistance les produits en vente sur le marché. Ce n’est qu’une fois que la référence a disparue qu’ils cherchent alors à la reconstituer selon la formule qui leur est fournie par la marque… Et là, je ne sais rien de plus. D’un certain côté, ce n’est pas étonnant qu’ils ne reproduisent pas tout les parfums selon la formule d’origine, ça ferait bien trop de travail. En revanche, je trouve ça vraiment très étrange que la question des reformulations soit si épineuse que cela…

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