Thierry Mugler : Angel Eau de Toilette

Angel Eau de Toilette avec Eva Mendes

Commençons par une information de la plus haute importance : Je veux être Eva Mendes. C’est pas compliqué, débrouillez-vous, ce soir je vais me coucher, demain, quand je me lèverai, je serai Eva Mendes. La dernière fois, c’était à Jerry Hall que je voulais ressembler, mais bon, il faut vivre avec son temps n’est-ce pas ? Voilà, donc, partons du principe que ce point est acquis, maintenant on va peut-être pouvoir parler d’Angel Eau de Toilette.

Je ne reviendrai pas sur le thème du “C’est pas le bon parfumeur qu’on a choisi pour l’EDT”, le débat a fait rage sur d’autres blogs que le mien. Je pense d’ailleurs que ce débat est stérile dans la mesure où tous les acteurs de l’industrie sont responsables du vide intersidéral qui continue de régner sur la “paternité” des formules en parfumerie.

En revanche, je m’exprimerai volontiers sur l’arrivée à point nommé de cette eau de toilette. Vous l’avez sûrement remarqué comme moi, mais aujourd’hui, lorsqu’un parfum est lancé en EDP, il faut attendre, disons, 1 à 2 ans maximum pour voir l’EDT suivre, comme une gentille petite soeur, qui effectuera son travail de remplissage de l’espace visuel et sonore (“Laissez-moi vous faire essayer la NOUVELLE Eau de Toilette de Bidule-Chose Madame!”) pour la marque, ayant l’excuse d’être une nouveauté. Le but étant de permettre aux clientes qui auraient découvert l’EDP mais n’auraient pas succombé, de retenter leur chance avec une version un peu différente, plus légère, généralement un peu plus propre et plus fraîche. J’ai personnellement plus de facilité à entendre ce discours lorsque les deux concentrations sont lancées en même temps. Mais dans ce monde gouverné par la nouveauté, on ne peut pas se permettre de rater une occasion de faire du bruit !

Sur le cas d’Angel néanmoins, il y a prescription. Attendre 19 ans pour sortir une nouvelle concentration (L’EDP est sortie en 1992), c’est tout de même autre chose. Cela dit, la manière dont la création de ce parfum a été abordée s’appuie sur une tendance sérieuse en parfumerie depuis 2 ans, et qui est celle de réinterpréter les classiques. Le but étant de faire redécouvrir aux fidèles et surtout aux jeunes générations ces classiques (avec le but sous-jacent de faire repartir l’ensemble de la ligne).

La démarche des parfums Thierry Mugler sur cet opus n’est donc pas d’une originalité renversante, mais elle est logique, vu la tendance. Et puis, peut-être ai-je été influencée lors de mes tests pour cet article, mais en ressentant la version EDP, j’ai eu la sensation qu’elle appartenait à une autre époque. Cette impression restera sûrement très personnelle, car quoi qu’on en dise, la référence qui vend le plus de flacons en France, et j’insiste sur le nombre de flacons, c’est bien Angel EDP (Oui, parce qu’en terme de CA, on le sait, c’est Dior avec son J’adore de malheur…).

Et alors, cette EDT, elle réinterprète bien ? Je vous répondrai qu’une de mes inquiétudes avec l’arrivée de ce lancement, était de voir l’originalité des parfums de la maison Mugler se perdre dans les marasmes de la facilité, et enfoncer la porte ouverte de la fraîcheur proprette et fruitée qu’on nous ressert encore et encore depuis… bah depuis J’adore justement ! Le résultat, c’est que cette EDT, concrètement, est moins originale que sa grande soeur… Mais, elle a le mérite de garder la signature Mugler dans ses veines, et surtout la signature et l’esprit d’Angel… ce qui n’a pas dû être évident à réussir non plus. La structure se retrouve dans la fraîcheur de la tête, le fruité du coeur et l’aspect plus riche et plus dense du fond. La différence, c’est que cette fois-ci, la luminosité est entrée dans la rondeur et a redéfini assez radicalement l’effet apporté par chaque matière (cette luminosité qui est une autre des grandes tendances de fond depuis 3 – 4 ans). Les agrumes et les fruits rouges prennent plus de place dans le corps du parfum, alors que la dimension chocolatée est carrément revue en sourdine, voire a quelque peu disparu. Elle s’exprime toujours grâce au patchouli, mais un patchouli frais, un peu liquide et translucide (sûrement le résultat d’une distillation fractionnée et l’utilisation d’isolats spécifiques). Un fond boisé moderne (bois ambré et légèrement sec) apporte le twist final à cette EDT lumineuse et scintillante. Et au passage, le flacon sublime parfaitement cette sensation. L’EDT est ainsi plus montante, plus fraîche, résolument plus actuelle, et donc peut-être un peu plus consensuelle.

Si Angel EDP évoquait les sucreries, le chocolat et le caramel, l’EDT me fait penser à ces bonbons acidulés qui piquent la langue et vous font saliver. Quoiqu’il en soit, moi je salive toujours dans l’attente d’un nouveau Mugler, et il faut bien le dire, peu, très peu de marques en parfumerie savent encore nous maintenir dans cette attente.

13 commentaires

  1. Deux choses me derangent dans cet article. Deja non, je ne veux pas etre Eva Mendes, il y en a marre de l’omnipresence de la culture anglo-americaine en France et en Europe. Demandez aux europeens de nommer une actrice francaise, allemande, espagnole ou italienne, ils en seront completement incapables, ils ne connaissent que les celebrites americaines!
    Non je n’aime pas notre epoque olfactive ou tout ce qui n’est pas ultra-frais, leger, transparent, propre ou fruite appartient a soit-disant “une autre epoque”. Ca me fait penser a une etude qui vient juste de sortir, les lyceens francais n’ont jamais ete aussi nuls en Histoire de France et apparament ca n’inquiete personne. Desormais dans les livres d’Histoire, Napoleon ce n’est plus que six pages contre quarante consacrees dans les annees 80. Les professeurs estiment que la societe a change et qu’on ne peut plus enseigner l’Histoire comme auparavant. Ah bon, et pourquoi au juste?
    Mais qu’est-ce qui a change exactement, je dois etre tres bete et j’aimerais bien qu’on me l’explique!!?? Les gens changent d’iPhone tous les six mois, c’est ca qu’a change, c’est a cause de ca? Je dis ca parce que les femmes sont toujours sous-payees a travail egal, c’est bien une chose qui n’a pas change!!!

    1. Emma,
      Que vous ne vouliez pas être Eva Mendes je peux tout à fait l’entendre. Il y a juste que personnellement, je trouve cette actrice vraiment jolie, et je voulais m’en amuser avec mes lecteurs, voilà tout. 🙂
      Pour ce qui est des parfums d’une “autre époque”, ne nous méprenons pas, je ne suis vraiment pas le genre à avoir du mal à porter des parfums qui datent de 1919, 1925, 1947, j’en passe et des meilleurs… Ma perception était vraiment personnelle, et elle n’est pas lié à une envie de fraîcheur, de propreté, d’allure lisse… Si vous me lisez depuis un moment, vous savez que ce sont loin d’être des choses que j’apprécie particulièrement dans un parfum. Je sais juste qu’Angel, déjà en EDP n’était pas pour moi. Ce parfum m’interpelle, me captive, mais n’est pas pour moi. Et pour conclure, l’EDT non plus n’est pas pour moi! Ce n’est absolument pas une question liée au parfum.

      Je vous rejoins par rapport à ce que vous dites sur l’enseignement de l’Histoire, et je pense que le problème est le même par rapport au Français tout court! Il suffit de lire comment les plus jeunes écrivent aujourd’hui et on comprend vite… Mais comme vous le dites, on est baigné dans une époque où les choses légères, fraîches sont monnaie courante. Et vous savez aussi bien que moi que lorsqu’une jeune fille n’a connu que cela, il va lui paraître difficile, voire impossible de porter des parfums qui ont réellement du caractère. Après, lancer une EDT pour rameuter un public, c’est facile, mais peut-être que ça marche au final…

  2. La suppression de l’histoire géo en terminale S est un scandale !!! (heureusement, je ne fais pas parti de la réforme, mais à un an, j’eus eu droit à la corde :p)

    Tu m’as fait trop rire avec Eva Mendes ^^ (en plus elle chante bien, comme toi).
    ==> Lara Fabian inside !!

    Et quant à Mugler, je le disais chez Méchant Loup, mais je trouve que c’est la seule maison à s’améliorer avec le temps. A grimper en qualité (nan mais leurs parfums aux Gouts, ils sont ENORMES !!! Je VEUX QUE WOMANITY CHUTNEY DE FIGUES SOIT GARDE).

    Et ce parfum ci, m’a personnellement beaucou^p touché ! Mais j’avoue beaucoup aimer Angel à la base !

    1. Je suis d’accord avec toi, c’est proprement un scandale. Il est temps que j’aille voir ailleurs comment ça se passe!
      Par contre, je ne savais pas que je chantais bien Alexis! Il va falloir que tu m’expliques tout cela!

      Pour Womanity Chutney, je te suis à 100%, ce parfum est juste incroyable, il va falloir que l’on milite pour sa conservation! (Un billet commun?)

      Et pour conclure, même si je ne porterai aucun des 2 (mon coeur est à Alien), je préfère Angel EDP aussi 🙂

      1. Oh oui !!! Un billet commun pour la sauvegarde de Womanity Chutney de Figues (et Alien au beurre salé… bon, en fait la collection quoi) !!!

        Punaise, de tous les Mugler, je sais pas trop lequel je préfère. J’adoooore Alien, mais je connais déjà quelqu’un qui le porte, donc je pense rester avec soit Angel, soit la Cologne. Nan, mais c’est trop dur de dire un. Ils sont tous tellement cohérents et tellement différents et bien foutus, que aucun ne mérite d’être discrédité…

        Quant à Angel, ma préférence va à l’extrait !! (dominatrice inside 😀 !)
        Bises,
        Jicky

        PS : tu chantes bien. Souviens toi la dernière fois, en faisant la queue au Starbuck 😉 (gniark gniark gniark !!)

        1. Oh God, j’avais oublié ça!!
          Oui, ils sont tous cohérents, c’est bien pour ça que je suis au taquet dès qu’ils sortent quelque chose!! J’attends le prochain masculin moi, je veux que ce soit une tuerie!!!

          1. Je suis plus fan des féminins chez Mugler perso. (la faute à mon papa je pense, il ADORAIT mettre 20 pschit d’A*Men tous les matins avant de partir, dans la voiture, ça passait moyen).

            Avec le temps, je l’apprécie. Mais il a fallu un travail psychologique :p

            Cela dit, curieux de voir ce que donnerait le prochain masculin Mugler 😀 !

            (tu n’aurais jamais du oublier….)

  3. J’ai un peu de mal avec ce type de billet, Nez bavard.
    Je les préfère sur le modèle de votre billet sur “Passage d’enfer”. Une expérience totale, mêlée à un souvenir, et une émotion mouvante.
    Même les descriptions les plus compétentes restent plates quand elles sont trop rationelles. Je crois qu’il n’y a rien de plus dur que de parler d’un parfum qui ne nous a pas ému, bien qu’il sente bon!
    Et puis, en tant qu’amateur, nous avons la mémoire pleine de centaines de parfum déjà sentis, et j’ai l’impression de manquer d’ingénuité devant un nouveau flacon. C’est comme de devoir ranger sa chambre avant d’être autorisé à aller jouer dehors, j’ai l’impression que mon nez (ma tête) a un lent travail d’archivage et d’ordonnancement à faire, avant de pouvoire reprofiter des parfums à la lumière directe du jour.
    La fraîcheur, la surprise, et mieux ressentir plutôt que sentir.


    Je ne sais pas si on peut en vouloir au succès de J’adore. C’est un parfum poli, très sociable, et plutôt joli. S’il est la personnalité d’une femme, cette femme est quelqu’un de très bien, même si peut-être un peu trop conventionnelle.
    Certe il est aussi le symptôme de cette envie de sentir comme fraîchement sorti de la douche. Le meilleur d’un shampoing industriel imitant la rose et le jasmin et qui durerait la journée.
    A l’heure où le no5 sent 95% synthétique à mon nez, je trouve que j’adore n’arrive pas loin.
    Je dis ça parce que je me suis fait avoir dans le bus en allemagne, ça sentait bon la rose, le jasmin, le musc, un peu façon shampoing, et je pense que c’était j’adore (j’adore l’absolu peut-être).


    Eva Mendes est très très jolie. Mais je suis sûr qu’elle aussi se lève certains matins en rêvant d’avoir les yeux bleus azur.


    Emma :
    – La vision est doublement imbriqué : Eva Mendes est une star américaine en France, et un porte drapeau de la communauté hispanique (une bombe latine) pour les américains.
    Il y a aussi déjà un peu trop de people-isation, pour que je ne voie pas l’intérêt de citer des noms d’actrice de pays européen.
    – Je pense que les adolescents sont mauvais en histoire à défaut d’avoir inventé une façon ludique d’apprendre les programmes scolaires, comme un jeu vidéo. Un tronc commun + une culture historique personnelle, c’est l’objectif idéal. Forcer les adolescents à apprendre par coeur le tronc commun, c’est la double peine (c’est encore plus chiant et plus de pression), c’est un objectif bas de gamme et je ne pense pas que ce soit le bon angle pour endiguer la baisse de niveau.
    – Peut-être faut-il tracer une analogie avec la peinture? Les gens ont une définition étroite du “beau” qui peut s’élargir avec la culture. Les fruités floraux sont l’équivalent de la photo avec des chatons et des bébés, “après l’ondée” un tableau impressionniste, et Iris Silver Mist un noir obscur de l’école flamande.
    Et avec l’expérience, on peut aimer un tableau qui procure une émotion douloureuse, ou une réflexion, comme on peut aimer très fort un parfum qu’on ne portera jamais.

    1. Julien,

      Je comprends un peu ta déception par rapport au ton du billet, mais c’est la preuve que je ne sais pas mentir ou me cacher! Cela dit, je tenais à faire ce billet, tout simplement parce que j’aime le travail de cette marque dans son ensemble, et que j’avais tout de même des choses à dire au sujet de l’Eau de Toilette. Sois bien convaincu que je n’écris pas lorsque je n’ai rien à dire!
      Je stigmatise J’adore pour la simple et bonne raison qu’il est le paroxysme (relativement qualitatif dans l’Absolu j’en conviens) de tout ce que je déteste en parfumerie, tout ce que je ne veux pas voir se poursuivre, et qui se poursuit pourtant depuis des années… Le propre, la douche, la convention, la séduction lissée, glamour, toujours fraîche, toujours bordée, la princesse et ses attributs désirables par 90% de la gent masculine. Non définitivement, j’aime la différence, la bizarrerie, la saleté, la diversité. Et je ne dis pas qu’il ne faut pas de parfum T-shirt, je dis juste que je n’en veux plus sur le modèle de J’adore.

      Et au passage, merci pour le compliment, s’il m’était bien destiné 😉

  4. “Il y a aussi déjà un peu trop de people-isation, pour que je ne voie pas l’intérêt de citer des noms d’actrice de pays européen”.

    Julien, je ne suis pas sure de comprendre ce que vous voulez dire par “people-isation”. En anglais “people” c’est la masse, le commun des mortels, je faisais reference au marketing fait autour des celebrites que les marques de luxe s’arrachent pour vendre du parfum ou des sacs. Dans les annees 80 et encore dans les annees 90, les celebrites francaises etaient de veritables ambassadrices de la France dans le monde (Deneuve, Carole Bouquet), en dehors de ca il y avait des choix de celebrites internationales tres interessants comme Isabella Rossellini pour Lancome. Aujourd’hui avec la mondialisation, la culture mondiale universelle c’est la culture anglo-americaine et c’est cette uniformisation que je deplore. Certes on a encore Charlotte Gainsbourg pour Balenciaga et la superbe Anna Mouglalis pour Chanel mais ca devient de plus en plus marginal. kate Moss represente la Parisienne chez YSL, vraiment un comble! De plus c’est encore elle kate Moss qui participe a la conception des collections des sacs Longchamp. J’ai toujours aime les sacs Longchamp, c’etait une marque de qualite a petit prix, le bon gout francais que n’importe qui pouvait s’offrir sans se ruiner, aujourd’hui je refuse d’acheter quoique ce soit de cette marque pour faire plaisir aux actionnaires mondialistes de LVMH.

  5. @PoivreBleu : Oui 🙂 le compliment vous était bien destiné.

    A votre place, j’aurais aussi parler de Mugler. L’esprit de la marque est innovateur. Et les ateliers Mugler m’ont aussi apporté un regard nouveau sur leurs parfums.
    Il est agréable de voir qu’une marque avec un esprit dissident arrive à ce hisser en haut des ventes.

    C’est sur ce point que J’adore fait un peu de peine.
    Qu’il se vende beaucoup car il correspond à ce que la plupart des gens veuillent porté, d’accord.
    Mais que son succès ait un effet d’attraction sur les autres marques, comme un magnétisme qui transforme tout en “sous j’adore”, là c’est pénible.
    Shampoing. Fruité fleuri. Au secours.
    Déjà ce n’est pas une bonne idée de prendre j’adore pour modèle de parfum, le genre “shampoing” n’est pas très porteur, à part pour les ventes. De surcroît, personnellement, j’ai toujours trouvé qu’il y avait une erreur d’appréciation du client entre la magnifique pub qui a marqué les esprit, l’or, et le flacon (avec cet “occulus” très “opium d’YSL) ; et le parfum qui est joliment conventionnel, mais pas luxueux (pas or, pas une apparition) ni très divin. Bref, un décalage entre le rêve apporté par le marketing, et l’odeur policée dedans.

    @Emma : Je parlais du vedettariat. Dans la presse, les célébrités éphémères sont déjà partout, et beaucoup sont célèbres pour de mauvaises raisons. Encore plus de vedette me fait un peu peur, par réflexe, même si elles seraient européennes.
    L’image de l’ambassadrice est un peu cucul, mièvre. Je pense que c’est parque j’y associe un aspect VRP trop prosaïque, et cocorico fierté nationale. (J’aimais bien la pub chanel avec Carole Bouquet dans sa façon “je t’aime moi non plus”)
    Le choix des égéries, actuellement, doit être une répercussion d’une société de se mondialise (ce qui gomme l’aspect franco-français). Le luxe (et la pub aussi) est un secteur qui devient plus “pépère”, qui prend moins de risque, ou plus exactement qui prend toujours des risques financiers mais d’autant moins d’engagement artistique.
    Kate Moss, c’est le niveau zéro de la prise de risque, et un aveux d’impuissance des pubeux d’YSL. “On n’a pas d’idée assez forte pour faire briller l’esprit YSL! Comblons notre manque d’imagination par cette bouche-trou de Kate Moss qui va partout, et qui est sûr de percer sur les marchés étrangers” C’est comme faire du bouche-à-bouche à l’image mourrante de la marque YSL, lâcher quelques millions pour qu’elle brille encore un peu d’une faible lumière artificielle.
    Pourtant il y a encore des égéries comme Monica Bellucci ou Pénélope Cruz. Les top modèles sont des filles de l’est qui parlent américain. New-York, Tokyo, Paris. Les gens rêvent d’être connus non plus internationalement mais internationalement façon Lady Gaga.

    Moi je rêve d’une putain de campagne de pub à l’image du logo d’Arpège de Lanvin, l’image mère-fille et le don, pour qu’on associe la bonté et la douceur à une image de marque. Et pas toujours le même modèle bling-bling.

    Si les sacs Longchamp sont toujours de qualité, beaux, à petit prix, pourquoi s’arrêter d’en acheter? Si le sac est toujours aussi beau, pourquoi se soucier de l’image de la marque, à part bien sûr par engagement politique anti-LVMH.
    Est-ce que tu irais jusqu’à ne jamais mettre les pieds au “Bon marché, car il appartient à Bernard Arnaud? Ca devient dur d’éviter B.A., récemment j’ai même appris qu’il est au conseil directoire d’Arte, et j’adore l’esprit d’arte, alors je change de lumière sur B.A.
    Et quand on sait que B.A. et LVMH, c’est que du luxe, et pas des vendeurs d’armes, est-ce que nos rancoeurs ne sont pas disproportionnées?

  6. Julien, moi non plus je ne cautionne pas le star-system soutenu par les marques de Luxe. A moins que je me trompe, Jean Patou et Caron n’ont jamais appel aux actrices, je m’en rejouis mais aujourd’hui le bilan n’est pas brillant. De toutes facons tout est une question de marketing, que ce soit Chanel, Mugler ou Serge Lutens. Ce sont les meilleurs dans ce domaine qui perdurent.
    Plus ou moins de vedettariat ce n’est pas le probleme vraiment, c’est plus une question de savoir si les decideurs marketing peuvent proposer autre chose au monde que des stars, des films et des series anglo-americains! Les europeens connaissent mille fois plus la culture anglo-americaine que celle de leurs propres voisins!! Je ne fais pas de l’anti-americanisme primaire, je suis fan de Tilda Swinton et Charlotte Rampling!

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