Ils ont volé la recette… Pirates!

Le Terrible Pirate Roberts - The Princess Bride

Oui, j’assume parfaitement d’avoir écrit le titre le plus kitsch de toute l’histoire de Poivre Bleu. Mais, c’était trop tentant. Pour ceux qui n’auraient pas compris le clin d’oeil, vous trouverez ici, le sens de tout ceci.

Plus sérieusement, je vous retrouve pour un nouveau billet à la suite de la publication par Jeanne d’Auparfum, sur son mur Facebook, d’une information qui a suscité un enchaînement de réflexions, et je voudrais vous les faire partager. Pirate-Parfum.fr, un site de vente en ligne de parfums a jeté un pavé dans la marre d’eau stagnante qu’est celle de la Parfumerie actuellement. Proposer des parfums peu ou pas chers, d’une qualité comparable à ceux des grands parfums du marché, c’est certes un grand défi. Mais affirmer pouvoir soutenir la comparaison avec ces mêmes parfums, c’est encore plus fort ! Le propos de Pirate Parfum se base sur le fait que les essences qui constituent les fragrances n’appartiennent à personne et que la façon dont sont distribuées aujourd’hui les créations ne les mettent peut-être plus assez en avant. C’est dans un esprit rebelle, avec un arrière-goût de sans foi ni loi que ces pirates du parfum entendent maintenir leur commerce qui joue cependant sur une pente relativement glissante tant sur le plan juridique (car instable) qu’éthique.

Concrètement, le site vous propose à des prix défiant toute concurrence des parfums construits autour des mêmes notes olfactives que d’autres créations de grandes marques présentes dans le commerce, en les reliant sur le principe de la comparaison. S’agit-il de véritables contre-types ou d’imitations réussies ? Il faudrait tester pour le savoir ! Quoi qu’il en soit, le concept est bordé et bien ficelé, puisqu’actuellement il n’est pas encore possible de protéger un parfum par le régime du droit d’auteur. Seul le design du flacon, du packaging et la marque sont des éléments déposés qui ne peuvent être utilisés impunément par des tiers. Depuis plusieurs années, les différentes juridictions se renvoient la balle, accordant tour à tour un droit de protection ou non aux fragrances. Bien que les textes de lois laissent penser que les parfums pourraient constituer des oeuvres éligibles aux droits d’auteur, et que certains jugements en première Instance ou en cour d’appel aient accordé leur protection aux parfums en les qualifiant d’oeuvres originales, les jugements en cour de cassation ont quasiment systématiquement rejeté les pourvois. En effet, dans un jugement du 22 janvier 2009, la Cour a jugé que “la fragrance d’un parfum, qui procède de la simple mise en œuvre d’un savoir-faire, ne constitue pas la création d’une forme d’expression pouvant bénéficier de la protection des œuvres de l’esprit par le droit d’auteur” (Civ. 1re 22 janv. 2009, n°08-11404). Pour un extrait des différentes décisions de justice rendues sur le parfum, cliquez ici.

Cette position, tout bon parfumeur, amoureux ou amateur de parfum vous affirmera qu’elle est erronée et bien en dessous de la réalité. Il suffit pour cela de citer l’un des parfumeurs les plus prolixes de son vivant sur le sujet de la Parfumerie en tant qu’art : Edmond Roudnitska. “Notre recherche, purement intellectuelle, est le fruit d’une laborieuse expérience n’ayant rien à voir avec la science ni avec l’industrie. Nous composons avec un bloc de papier et un crayon. Après avoir imaginé une forme olfactive, un thème de parfum, nous inscrivons une colonne sur notre feuille, et de mémoire (…), les noms des produits odorants qui, conjugués esthétiquement dans des proportions que nous choisissons intuitivement, nous paraissent devoir conduire à la forme olfactive que nous avons imaginée. Il n’y a dans cette démarche rien d’industriel, mais une véritable création de l’esprit” (Que-Sais-Je n°1888, ancienne édition). Il y a donc un décalage criant entre ce qui est vécu concrètement au sein de la profession et la manière selon laquelle sont considérés aujourd’hui les parfums par l’opinion publique. C’est un débat long et laborieux qui suscite des réactions très variées, même au sein de l’industrie.

Est-ce bien correct, alors, d’exploiter une situation aussi complexe ? D’exploiter un flou juridique, qui laisse finalement assez de latitude à ceux qui le souhaitent pour utiliser le silence de l’industrie à ce sujet ? J’ai envie de dire que oui. La parfumerie a toujours rechigné à prendre position sur ce terrain, ou n’a en tout cas jamais cherché à influencer de manière suffisante les textes de lois, aussi bien que le grand public, pour que le statut d’oeuvre de l’esprit soit accordé aux fragrances. Il ne faut donc pas s’étonner aujourd’hui que les parfums en soient réduits à ce niveau : celui de vulgaires produits de consommation que l’on peut copier quasiment impunément puisque les formules ne sont pas brevetables (et n’auraient aucun intérêt à l’être) et que les formes olfactives (le rendu global d’un parfum) n’est pas protégé. En fait, le parfum, c’est un peu comme du yaourt.

La position de Pirate Parfum dans tout ceci n’est peut-être pas très louable, ou éthique, mais elle est clairement maline. Et j’en suis presque à me demander si les fondateurs n’ont pas aussi entrepris cette démarche pour faire réagir le secteur. Pirate Parfum joue aussi sur des éléments de fond de la parfumerie, et qui n’ont peut-être pas été compris par l’industrie aujourd’hui. Tout les monde n’est pas logé à la même enseigne, mais de plus en plus de consommateurs se rendent compte d’une chose assez simple : on aime une odeur avant d’aimer une pub. Et on ne veut plus payer le coût de la pub et du marketing lorsque l’on achète un flacon. C’est d’ailleurs pour cela que les marques de niches rencontrent autant de succès depuis quelques années. Mais le problème du prix n’est là encore, pas résolu, car mettre pas loin de 100 euros dans une bouteille de parfum, clairement, toutes les bourses n’en sont pas capables, surtout si elles n’y voient pas un intérêt particulier.

Je n’ai pour ma part aucune information réelle sur le prix de revient des formules des grands parfums qui servent de comparaison à ceux de Pirate Parfum (qui sont tous des parfums du Top 20 féminin et masculin d’ailleurs), ils sont sûrement assez disparates en fonction des fragrances. Mais concrètement, vendre des parfums de qualité autour de 30 euros, compte tenu d’un minimum de bénéfices à réaliser et des dépenses de structures, c’est très dur. Après, je ne demande qu’à voir !

A votre avis, l’arrivée de ce site pourra-t-il mener à une évolution de mentalités ? Et que pensez-vous de la démarche de Pirate Parfum ?

Vous trouverez ici, là et encore là des sources d’informations intéressantes dont je me suis servie pour la rédaction du billet.

19 commentaires

  1. Et les reformulations de parfums? On sait tous que l’actuelle version du No.5 de Chanel qui joue sur le prestige et l’historique de ce parfum mythique n’est plus le vrai No.5, de meme Mitsouko de Guerlain, Poivre de Caron, sont-ils veritablement authentiques meme reformules a outrance ou legalement pirates?

    1. Bonjour Emma et NezHerbes,

      Votre remarque est vraie, en effet, les maisons de parfums “piratent” déjà elles-mêmes leurs formules. Sans rentrer dans le débat du bien fondé de ces reformulations, les marques ont tout de même un droit plus légitime de le faire que d’autres. Cela dit, c’est certainement l’une des raisons pour lesquelles l’industrie est aussi réfractaire à la protection des parfums comme oeuvres de l’esprit éligibles au droit d’auteur. Dès que l’on rentre sur ce terrain, les notions de respect de la volonté de l’auteur (le parfumeur) deviennent handicapantes pour les marques qui doivent rester en légalité vis à vis de l’IFRA. Mais l’arrivée d’acteurs comme Pirate Parfum est tout de même assez dérangeante pour l’industrie. C’était là aussi le propos de mon article.

  2. Je suis à la limite de trouver la démarche honnête.

    Pas plus malhonnête que celle qui consiste à récupérer un ancien succès pour vendre une nouveauté en gardant le nom ou plus ou moins… ou en disant clairement que tel parfum est l’héritier de tel autre comme on le fait à l’intérieur d’une maison oficiellement, ou comme le font régulièrement certaines bonnes dames de la presse ou parfois les blogueurs ou les simples amateurs… Après tout, nous avons tous dit un jour ou un autre que le Musc Ravageur était un hommage à Shalimar ou quelque chose du genre. Certains communiqués de Malle allaient dans ce sens aussi. (Et on pourrait multiplier l’exercice avec tous les classiques et pas mal de succès.)
    La démarche ne me semble pas si différente si ce n’est qu’on annonce clairement la chose sur le site: “X fait référence à Y”. Finalement, la vraie nouveauté c’est de dire qu’on paye trop pour ce qui est dans le flacon, et ça ce n’est certainement pas dans de nombreux cas faux.
    Pour parler de copie ou non, il faudrait sentir les jus, ce que je n’ai pas fait. Et encore, qui pourrait dire copie ou pas? Sorti presqu’en même temps, Opium et Cinnabar se ressemblaient étrangement sans que personne ne songe à parler de copie. En parfum, ou commence la copie? 1Et copie par rapport à quoi? à quelle version? L’originale ou l’actuelle?

    1. Bonjour Dominique,

      Je comprends votre remarque, mais je ne suis pas tout à fait d’accord. Je trouve qu’il y a une grande différence entre trouver un lien de parenté entre 2 parfums qui se correspondent sur le style et parfois sur la forme sans être les même non plus, et afficher clairement que tel parfum “équivaut” à tel autre parce qu’il est composé des mêmes ingrédients principaux. Surtout que personne n’est dupe… La démarche de Pirate Parfum n’est absolument pas une démarche de création (nouvelle) qui s’inspirerait de grands succès passés pour les remettre au goût du jour, mais de copie qui peut supplanter une référence, sauf qu’elle est moins cher et que le flacon est différent. Les quelques commentaires laissés par les clients sur le site vont totalement dans ce sens.
      L’idée qui consiste à dire “je me suis inspiré de tel grand classique et je l’ai modernisé” est aujourd’hui devenue un argument marketing un peu écoeurant, je l’admets, et nous en avons longuement débattu à propos de sorties récentes, dont le SPI d’ailleurs.

      Je suis d’accord aussi pour dire que nous payons certainement trop cher les parfums des grandes marques, et de ce point de vue, c’est vrai que ce que propose Pirate Parfum est intéressant. Pour un passionné averti, le flacon et la marque, il est vrai, importent peu. Après, les mécanismes inconscients que produit l’industrie du luxe sur le commun des mortels… Nous savons bien que c’est ça qui fait vivre ce marché !

      Au niveau de la copie, je n’ai moi non plus pas senti ces parfums, et n’ai pas eu l’occasion de les comparer. Il faudra le faire pour avoir une réelle opinion. Cinnabar est sorti peu de temps après Opium justement parce que le projet était à l’origine réservé à Estée Lauder, ou en tout cas, disons que les choses sont assez troubles à ce niveau. Encore une fois, je trouve cela un peu différent tout de même. La copie en terme d’odeurs, c’est extrêmement difficile à définir. On le sait, 2 formules très différentes peuvent mener à un résultat olfactif très similaire. C’est pour cela que les partisans de la protection des parfums souhaitent pouvoir déposer “une forme olfactive”, un rendu global et non pas une combinaison particulière. Mais la réflexion à ce niveau devrait être menée avec les marques, les sociétés de créations et les parfumeurs, et à ma connaissance, cela n’a pas encore été divulgué de quelque manière que ce soit au grand public.
      Quand à considérer la copie au niveau de quelle version… Dans la mesure où Pirate Parfum se propose de concurrencer un parfum existant en proposant un “équivalent” à moindre prix, ils se basent logiquement sur la version actuelle.
      Enfin, ce qui est sûr, c’est que l’arrivée de ces acteurs soulève pas mal de questions. J’espère juste qu’elles ne resteront pas, comme d’habitude, sans réponses.

  3. Pour rebondir sur l’idée de la copie moins cher des parfums : ça toujours existé, et même avec pignon sur rue (stands à l’extérieur des galeries Lafayette, vente en rayon au Monoprix…). Par contre je n’ai pas l’impression que le succès ait été au rendez-vous:
    – parce que via le parfum de marque, on achète… La marque et l’image qui va avec (avant d’acheter le n*5, on achète un Chanel)
    – il faut avouer que la qualité des essences n’est pas au rendez-vous, ce sont des copies bas de gamme…

    La vraie nouveauté que je vois : ce sont des copies haut de gamme, avec une qualité revendiquée des essences. Après cela ne résoud pas le point sur l’achat d’un article de marque (tous les clients des Chanel, Dior et consort ne seront pas intéressés…) mais le concept peut séduire les nez exigeants qui ne veulent pas mettre trop cher dans leurs fragrances, ceux qui aiment changer, ceux à qui un simple décant convient car ils ne sont pas des fétichistes des flacons…

    Bref, je regarde avec intérêt l’accueil réservé à cette marque…

  4. Et puis si cela peut pousser les marques à être plus exigeantes sur le soin et l’originalité des compositions pour se démarquer des concurrents (si tous les jus se ressemblent, 1 seule copie est nécessaire pour plusieurs parfums…), c’est toujours bon à prendre, non ?

    1. Bonjour Nez-Lik,
      Oui, bien sûr qu’on aimerait plus d’originalité en parfumerie… Et pour ça il faudrait commencer par faire moins de lancements ! Mais je crois que cette réponse des marques ne serait pas suffisante, on ne répond pas à de la copie seulement par plus d’originalité. Même si nous, au final, on n’en serait pas mécontents!
      Pour ce qui est de la qualité, oui, si ces parfums sont des parfums aux essences haut-de-gamme, ça peut être intéressant, mais d’un autre côté, le but lorsque l’on fait une copie n’est pas de rendre la formule originale plus qualitative, mais bien de la reproduire de façon scrupuleuse. De ce point de vue, Pirate Parfum cherche à mon sens à semer le trouble : une formule qui ne coûte pas cher à Dior ou Gucci, ne leur coûtera pas cher à eux non plus. L’argument des belles matières est pour moi un attrape-nigaud (comme bien souvent).

  5. Bonjour à tous,

    Si par hasard vous comprennez un peu l’espagnol, je vous prie de clicker sur PerfumArte.com qui fait des copies absolument “haut-de-gamme” en Espagne (à Gandía au bord de la mer) et surtout de voir les prix époustouflants!!!!

    A mon avis le problème est la qualité excellente des parfums-copies qui parfois est bien meilleure que celle des parfums d’origine puisque la copie s’inspire des parfums avant-reformulation.

  6. Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté!

    Il faut du courage pour ouvrir une telle boutique. Il y a de quoi griller sa carrière dans le petit monde des parfumeurs avec une telle histoire.
    Ou envisager de longues années de procès, car si les grandes marques peuvent se payer des pages de pub au prix faramineux, elles peuvent aussi bien se payer des avocats…

    J’ai envie d’apporter tout mon soutient à une telle démarche.
    – Trouver un moyen de protéger le parfum comme une œuvre d’art, c’est protéger l’indépendance financière de l’artiste. D’encourager les efforts de qualité et de création.
    – Si déposer un brevet pour une invention va de pair avec l’obligation d’en donner le procédé complet de production, alors il sera bon que les connaissances à propos des anciens parfums soit partagées.
    – Aussi, que le parfum se démocratise (comme on parle de “vulgarisation scientifique”, “démocratiser” n’est pas un mot vulgaire), permettrait que l’opinion publique découvre, prenne conscience, et protège ce patrimoine olfactif.
    – Il faut un statut protégé pour le parfum. Voire même un statut qui le protège contre la marque qui l’abrite, ces reformulations tordues.

    Oui, j’ai envie d’apporter mon soutient à un tel site, parce que l’enjeu dépasse largement celui de défendre les intérêts de cette nouvelle marque à concept.
    Si on laisse un tel site se faire flinguer, combien de temps faudra-t-il encore attendre pour que les vérités gênantes soit à nouveau mise en lumière, et les équilibres renégociés.
    Spolier un parfum best-seller est une démarche jusqu’au-boutiste, mais si la démarche permet de faire levier pour obtenir une amélioration juridique, why not?

    De façon terre-à-terre, je ne suis pas convaincu au départ par ce que ce site a à offrir.
    – On a tous en souvenir les imitations et vraie contrefaçon vendues aux touristes, qui n’ont rien à voir avec le “no 5” ou “opium” ou “lolita lempicka” (souvent du jasmin synthétique dilué, sympa, mais sans plus)
    – Encore, comme vous le dites, je doute de la viabilité de l’opération : le prix du flacon, la TVA, les matières premières, les salaires. Que va-t-il rester pour payer certains ingrédients un peu coûteux? Car certains problèmes de composition ne se règle qu’avec l’ajout d’un certain ingrédient : l’argent.
    – Mais l’opération (qualité + bas prix) reste viable. Pour peu que les nez derrière cette marque s’y connaissent, ils peuvent faire exactement certain parfum à bas prix, par exemple le liquide de “j’adore” coûte peau de zoupette à produire, et c’est loooin d’être le seul dans ce cas.

    Et à ceux qui penseraient que ce serait la mort du parfum. Je ne pense vraiment pas : comme pour les blog de parfum (qui dépoussièrent les superstitions autour du parfum), plus on discute parfum, plus on en achète, plus on s’y connait, plus on en achète, plus on sait les apprécier, plus on en achète…

    1. Ahah Julien, j’aime bien ta façon de voir les choses. Comme je le suggère dans l’article, je me suis demandée si les fondateurs du site n’avaient pas envie de faire un coup de tonnerre, pour montrer à tous ces grands pontes des grands groupes de luxe que les parfums ne sont pas de vulgaires serviettes en papier, et qu’à les considérer comme tel, on en arrive à des aberrations comme celles-ci. Je suis d’accord avec ta dernière phrase, plus on parle parfum, plus on s’y connaît, plus on apprécie… Et au fur et à mesure, les choses changent.
      Après, je ne suis pas du tout d’accord avec l’esprit de fond du concept…. Mais s’il peut permettre de faire bouger les choses, je n’irai pas à son encontre…

  7. Poivrebleu, ca fait des annees que ces faux parfums sont legalement vendus aux Etats-Unis. Si vous passez dans un CVS ou un Duane Reade dans la banlieue de New York, vous trouverez sans probleme des parfums a 2 dollars qui pretendent sentir des classique comme le No.5, les parfums d’Estee Lauder et ceux a succes du moment. J’en ai essaye quelques un pour le fun, des senteurs qui sentent a mi-chemin entre la bombe a chiottes et le vrai parfum en question.
    Les reformulations d’aujourd’hui veulent surtout dire disparition des plus belle matieres dans les parfums, de toutes facons ce ne sont plus des reformulations mais de veritables reorchestrations et vous avez raison, c’est bien la raison pour laquelle “l’industrie est réfractaire à la protection des parfums comme oeuvres de l’esprit éligibles au droit d’auteur”. Personnellement, je ne vais pas pleurer sur le sort de cette industrie qui s’enfonce et se vautre de plus en plus dans la mediocrite.

    Julien, evite les “on” parce que moi personnellement, mon budget parfum depuis trois ans, c’est comme les ventes de parfums aux Etats-Unis, ca ne cesse de decroitre pour atteindre un all time low. Vu la pietre qualite de ce qui sort actuellement, cette annee je n’ai achete que deux flacons, Mitsouko en extrait vintage paye tres cher sur ebay et Vitriol d’Oeillet de Serge Lutens. Je guette Poivre de Caron en extrait toute les semaines, autrement mon prochain et dernier achat parfum de l’annee sera De Profundis de Lutens. Finit les folies Doblis d’Hermes, Les Heures de Parfum de Cartier, les parfums Amouage et puis etant donne que les sorties mainstreams ne m’interessent absolument pas, je prefere investir a la place dans la mode: des robes de Gaultier, Carven et Rykiel, des chaussures et sacs a main de Roger Vivier ;-))

  8. Il y a quand même quelque chose de bien gênant là dedans ! Le développement d’une nouvelle idée en parfum, trouver la cohérence entre un flacon, un visuel et le parfum prend du temps et certaines marques prennent des risques qu’elles doivent amortir en cas de flop. En économisant sur la R&D, en choisissant un packaging unique et un marketing bien rodé, des créations reconnues et au succès “validé” sur le marché, il est plus facile de pouvoir pratiquer des prix bas. La qualité des MP se doit d’être un minimum qualitative, mais c’est un peu, quand même, comme si tous les “pirates” qui fleurissent à Grasse et ailleurs avaient trouvé un moyen d’avoir pignon sur rue.En revanche, si la revendication est bien de faire découvrir des parfums dans une forme moins “économique” que la formule actuellement en vente, on ne peut que la soutenir en effet, mais je doute vraiment…
    Autre hypothèse : des marques sont complices pour écouler à bon compte les stocks fabriqués en trop grande quantité ?
    En tout cas, tout cela est quand même bien louche car ça sent surtout le “donner moi ton argent à moi, les autres sont méchants vilains” !

  9. Pirate Roberts est un gentil pirate. Tu montres par là ta bienveillance face à ce site, coquinette!
    Je pense que ce site cherche plus à faire de l’argent qu’à bousculer l’industrie du parfum ou à rechercher à dénoncer le manque d’argent mis dans la fragrance. Le tout, c’est vrai est bien emballé! Mais ça sent le procès quand même!

    1. En bonne fan de Princess Bride, je sais bien que Le Terrible Pirate Roberts aurait du mal à effrayer quiconque! Mais je pouvais difficilement mettre Vizzini à la place, il a tout de même moins de charme, et surtout, ce n’est pas un pirate !
      Je pense tout de même l’avoir dit dans l’article, je ne suis pas tout à fait d’accord avec le fond de commerce de Pirate Parfum, en revanche, quelles que soient les intentions des fondateurs, elles vont forcément faire réagir l’industrie, et c’est cela qui m’intéresse. Encore une fois, à force de reléguer les parfums au rang des yaourts il ne faut pas s’étonner que l’on finisse par les traiter comme tels. Alors s’il y a vraiment des gens passionnés dans cette industrie, qu’ils se lèvent et qu’ils parlent ! Ou bien que tout le monde continue à faire les couards, pour ne vexer personne et être sûrs que les sous continuent de rentrer…

  10. Bonjour à tous, je suis ravis de voir autant de réactions sur le sujet. A croire que le débat est bien présent, nous avons certainement touché un tabou du monde la parfumerie à ce que je vois.

    Les informations de l’article sont complètes et très détaillées. Je ne vais pas donc en donner plus dans cette réponse.

    Pour répondre au différentes questions, remarques, approches, je vous prie de bien vouloir laisser vos commentaires dessous afin d’y répondre.

    Le premier point que nous cherchons à défendre et le libre accès au parfum, qui est aujourd’hui réservé à une classe élitiste pouvant se permettre de payer plus de 100 euros un flacon, et je crois pouvoir dire sans beaucoup de contradiction que ce n’est plus/pas le cas de nombreuses personnes de nos jours.

    Le luxe, ce n’est pas le contraire de la pauvreté mais celui de la vulgarité.

    Une femme sans parfum est une femme sans avenir.

    disait Coco Chanel non ?

    Nous ne sommes pas ici pour vous assommer de nos arguments, mais plus simplement pour répondre à vos questions.

    Au plaisir de vous lire.

    L’équipe de Pirate-Parfum

    NB/ Nos parfums sont satisfait ou remboursé, même ouverts, je vous invite donc à les essayer pour pouvoir argumenter sur leur qualité de production.

    1. Merci à l’Equipe de Pirate Parfum pour cette réaction, j’espère que le débat se poursuivra (ici ou peut-être ailleurs ou sur d’autres médias), et que l’échange sera constructif !

  11. Les marques sont pour les riches , voilà le pourquoi du problème !!!
    donc NOUS ne sommes pas assez bien pour les porter !!!
    donc nous aussi nous y avons droit aux fragrances qui nous plaisent même si elles “”” sont copies ””
    tant que la loi au niveau “” mondiale ” ne soit pas des plus claire
    Et si des tribunaux donnent raison à certain , faisons appel à la COUR DE L EUROPE POUR UNE JURIDISPRUDENCE ***************************
    MOI je suis pour ****

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