Creed : Royal English Leather

Creed est une maison de parfumerie fondée en 1760 par James Henry Creed, qui s’est d’abord établi à Londres. En 1854, sous l’impulsion de l’Impératrice Eugénie, l’entreprise se déplace à Paris. Elle est aujourd’hui dirigée par Oliver Henry Creed, le descendant direct d’Henry James, qui est aussi le nez de la maison. Creed est une maison qui a souhaité garder l’esprit traditionnel de la parfumerie d’antan. Les dirigeants sont extrêmement attentifs à conserver des modes de fabrications anciens, à se fournir en matières premières les meilleures, ainsi qu’à utiliser le moins possible les composés synthétiques dans leur parfums. On se demande toujours si ces discours reflètent bien la réalité, ou s’il s’agit d’un tissu de belles paroles. Dans le cas de Creed, je serais tentée de croire qu’il s’agit bien de la vérité. En effet, pour avoir senti plusieurs de leurs créations, j’ai retrouvé le petit plus et la chaleur que seules les matières premières naturelles peuvent apporter dans une composition.

Royal English Leather est un classique de la marque, et c’est le premier parfum de Creed que j’ai senti. Je l’ai découvert àSelle de cheval l’époque où je me suis rendue compte à quel point j’aimais le cuir dans les parfums. Et j’ai été ravie de sa composition. Intense, simple mais travaillé, il a ce délicieux côté anglais raffiné qui me fait fondre. Il me fait penser à une selle de cheval luisante aux finitions irréprochables.
Il se compose de : Mandarine, Bergamote / Jasmin, Clou de Girofle / Cuir. C’est un parfum classé dans les masculins, mais il peut aisément être porté par une femme. J’ai surtout apprécié le côté travaillé de la matière, tout en restant d’une simplicité divine. Royal English Leather développe un côté naturel à travers la belle sophistication du cuir et du clou de girofle, ce qui lui donne de l’élégance et du corps. Il a un bon sillage, mais n’est pas particulièrement enveloppant, il est plutôt sec, et se portera facilement tout le jour l’automne et le printemps surtout. J’ai beaucoup apprécié ce parfum parce qu’il développe une note chaude et charnue, mais qu’il ne contient pas une seule once de sucre, de vanille ou une quelconque autre touche enveloppante ou opulente. Je commence à être un peu fatiguée de toujours trouver dans les parfums chauds “pour femme” de la vanille encore et toujours. Ici on a une fragrance tout simplement parfaite pour une femme qui a du goût et qui aime les beaux parfums : il n’a pas besoin de plus de douceur ou de féminité. Je l’ai préféré à Cuir de Russie, toujours chez Creed, que j’ai trouvé trop transparent et beaucoup moins corpulent. Néanmoins très agréable, Cuir de Russie de Creed est très doux mais la note cuir n’apporte pas la force que j’aurais attendue.
Royal English Leather est un parfum que j’aime porter pour aller faire du shopping, il me donne l’impression d’être séduisante sans en avoir l’air et il a je ne sais quoi de confortable et de terriblement seyant sur ma peau…

6 commentaires

  1. ma rencontre avec CREED fut celle d’EPICEA … un moment divin d’un”jus” capiteux, présent inoubliable puis on change, il y a eut GREEN IRISH TWEED … puis à la boutique de l’avenue Pierre 1er de Serbie la rencontre avec TABAROME … Il devait être abandonné m’a dit la vendeuse je suis donc partie vers autre chose S lutens mais l’envie me vient souvent et cette fois d’une façon irrésistible de retourner vers CREED alors à bientôt je pense pour de nouvelles découvertes

    1. Bonjour.
      Pour moi, ce parfum permet de compenser par un retour aux sources la regrettable reformulation de Belami par Hermes. De plus, sans avertir le client par un quelconque changement sur les flacons.
      J’ai rapporté un flacon car je ne reconnaissais pas le parfum, je pensais qu’il avait un défaut ou qu’il avait tourné…. 20 ans que je ne portais que ça.
      à la boutique où j’ai ramené le produit, seul le testeur (plus ancien) avait la vraie senteur, les flacons neufs étaient tous frappés de cette même fadeur…
      L’histoire de creed, composé pour le roi georges 3 qui aimait tellement l’odeur de ses gants qu’il en a voulu un parfum en 1760… laisse espérer que la formulation sera respectée longtemps encore.

      1. Bonjour Sam,
        Je comprends votre déception à propos de Bel-Ami. Malheureusement, les marques ne signalent jamais lorsqu’elle procèdent à des reformulations, cela elles risqueraient de perdre leur clientèle justement… Royal English Leather est en effet un très beau parfum. Cela fait un moment que je ne l’ai pas senti, mais dans mon souvenir on retrouvait bien cette odeur de gants, très élégante et raffinée.

  2. Bonjour,
    Je commencerai par vous dire que j’ aime beaucoup votre article. Mais il y a deux petites erreurs qui me chagrine.
    Creed a été fondé à Londres en 1760. Il y avait bien un Henry mais ce n’ était pas le fondateur. Il s’ appelait juste James.

    1. Bonjour Cécile,

      Merci pour votre commentaire. J’ai corrigé la petite faute concernant la date, en effet, j’avais mal lu. J’ai ensuite regardé sur le site de la maison pour corriger le nom du fondateur, il s’appelle bien James Henry Creed et non pas Henry James… C’est réparé aussi ! 🙂

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